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Environnements favorisés par cette action
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En bref

Encourager le développement du territoire en continu et la densification des activités autour de centralités.

Le but

Diversifier, concentrer et connecter les activités sur le territoire municipal (éducation, santé, loisirs, commerces).

Pourquoi agir?

  • La valeur des propriétés augmente en fonction de leur proximité aux parcs de voisinage, aux espaces naturels (lacs, rivières, aires protégées) et aux sentiers qui ne sont pas situés en bordure de route, générant ainsi plus de taxes foncières pour les municipalités (Harnik, 2011).

  • Une ville bien aménagée offrant plusieurs destinations et points d’intérêt accessibles les uns des autres par de courtes distances à la marche favorise le tourisme (ARUP, 2016).

  • Les promoteurs immobiliers sont plus intéressés à investir pour des terrains situés aux abords des sentiers aménagés et des espaces verts comparativement aux aires qui en sont dépourvues (Anderson, 2016).

  • Les citoyens vivant dans un environnement plus vert sont moins stressés et sont plus satisfaits de la vie comparativement à ceux vivant dans des endroits moins verts (White, 2013).
  • Marcher pour se rendre à l’école favorise le développement de l’autonomie, prévient l’obésité et améliore la réussite éducative des jeunes (attention et habiletés cognitives) (Iancovich, 2015).
  • Les milieux de vie complets et de « courtes distances », bien pourvus en espaces verts et en installations sportives, et bien desservis par du transport collectif détiennent un pouvoir d’attraction pour de nouveaux ménages (Pivo, 2011).
  • Un milieu de vie compact représente des économies importantes associées aux coûts de construction et d’entretien des infrastructures (Donnan, 2008), et limite l’impact environnemental lié à sa construction.
  • La localisation des activités a des impacts sur la forme urbaine, la vitalité économique, les modes de vie, la qualité des milieux de vie et sur les modes de déplacement (Vivre en Ville).
  • La santé est déterminée par les quartiers et les communautés où les gens vivent, s’aiment, travaillent, font leurs achats et laissent jouer leurs enfants. La santé est l’un des meilleurs indicateurs de l’atteinte des objectifs de développement durable par les villes, et contribue à rendre les villes inclusives, sûres et résilientes pour l’ensemble de la population (Déclaration de Shanghai, 2016).
  • Les municipalités favorables aux déplacements actifs permettent d’attirer de la main-d’œuvre qualifiée et des entreprises. De nos jours, lorsque vient le temps choisir un emploi, près de 2 personnes sur 3 optent en premier lieu pour la ville et la proximité du lieu de travail (Urban Land Institute, 2016), plutôt que l’employeur ou l’emploi même (Helgesen, 2010). Les entreprises choisissent des villes offrant une belle qualité de vie pour renforcer leur marque employeur et attirer les talents (ARUP, 2016).
  • Les banlieues grandissent presque 10 fois plus rapidement que les centres urbains. Entre 2006 et 2016, à Montréal, 83 % de la croissance démographique s’est faite à l’extérieur de l’île. À Québec cette proportion grimpe à 97 % tandis qu’à Sherbrooke, Saguenay et Trois-Rivières, toute la croissance démographique (100 %) s’est faite à l’extérieur de leur centre. En conséquence, presque 7 Canadiens sur 10 vivent dans des banlieues où l’automobile privée est une nécessité (Conseil canadien d’urbanisme, 2018).
  • Les chances qu’une destination soit utilisée par les enfants diminuent lorsque celle-ci est située à plus de 800 m de la maison. En plus de la proximité des destinations, les aménagements permettant de s’y rendre à pied, à vélo ou avec une poussette encouragent la mobilité des enfants (ARUP, 2017).

Pistes d’actions concrètes

En milieu rural, implanter les services dans les noyaux villageois et non à la limite de la zone urbanisée.

Définir un corridor d'urbanisation et orienter le développement au pourtour de ce corridor de façon continue.

Éviter le morcellement du territoire par la ségrégation de fonctions urbaines qui pourraient être complémentaires.

Développer le territoire situé entre les centralités (noyau de quartier, coeur villageois, centre-ville) et travailler à les relier entre elles plutôt que de créer de nouvelles centralités plus étalées sur le territoire.

Reserrer le périmètre d'urbanisation pour favoriser la compacité et la densité des activités sur le territoire.

Favoriser la densification à partir de l'existant plutôt que l'étalement des services et commerces.

Structurer la mixité et la densité autour de centralités existantes.

Procéder à une densification douce du noyau villageois.

Impliquer la population dans la configuration ou la consolidation de l'espace public.

Privilégier la localisation de commerces et services à proximité d'un milieu de vie au détriment d'une localisation à proximité d'un axe routier.

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