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Le conseil municipal a pris cette décision pour de nombreuses raisons : favoriser l’employabilité et l’économie locale; bonifier l’offre touristique; aider les familles et les personnes âgées et, bien sûr, réduire l’empreinte écologique de la collectivité.

En effet, selon le Service de l’Environnement et du développement durable, 86 % des émissions de gaz à effet de serre de la collectivité seraient attribuables au transport par automobile. Donc, à compter du 21 juin, tous pourront prendre gratuitement l’autobus. Une expérience à laquelle le maire de Mont-Tremblant, Luc Brisebois, veut donner valeur d’exemple. Il souhaite même tendre la main aux municipalités voisines, de même qu’à la MRC. En effet, dans une optique de développement économique, il appelle de ses vœux un circuit de transport en commun gratuit qui relierait entre elles les villes de la région.

En adoptant cette mesure, Mont-Tremblant figure parmi les villes pionnières au Québec. C’est une tendance que l’on commence à remarquer ailleurs dans le Monde. Déjà, en 2013, Tallinn, la capitale de l’Estonie, instaurait la gratuité sur les trains, les trams et les bus pour ses résidants dûment enregistrés. Résultat : le trafic automobile a fortement diminué alors que le nombre d’utilisateurs du réseau de transport public a plus que doublé. Et la mesure est payante puisque les commerces locaux ont largement bénéficié de l’achalandage accru de citoyens capables de se déplacer beaucoup plus facilement. Si bien que le petit État balte songe à déployer la mesure sur l’ensemble de son territoire. Plus récemment, en France, Dunkerque est devenue la plus grande cité européenne à franchir ce pas, tandis que Paris vient de lancer une étude de faisabilité dans l’optique d’offrir le transport collectif gratuit pour tous ! À suivre…